Biométhane, une énergie stratégique pour une France décarbonée
Renouvelable, produit localement et bas-carbone, il possède de nombreux atouts
Facile à stocker, le biométhane peut contribuer à décarboner l'économie française et à renforcer la souveraineté énergétique du pays.
Valoriser les déchets, soutenir l’agriculture, créer de l’emploi local et produire une énergie renouvelable : le gaz vert coche toutes les cases d’un modèle énergétique durable. Produit en France, stockable et bas-carbone, il permet de sécuriser notre approvisionnement énergétique tout en créant de la valeur dans les territoires.
Comment est-il produit ?
Le biogaz est une énergie renouvelable produite localement à partir de résidus agricoles, de cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE), d’effluents d’élevage et de déchets issus des territoires. Après épuration, le biogaz devient du biométhane, aussi performant que le gaz naturel.
Indépendance énergétique, création d’emplois, production d’engrais naturel… produire du gaz renouvelable, c’est plus que produire de l’énergie !
Crédits : Emmanuel Letoupin
Le registre des capacités d’injection recense près de 900 projets supplémentaires, représentant un potentiel de 19 TWh/an, soit plus que la production actuelle.
836
sites de biométhane en injection,
dont 1 site power to-gas au 30 juin 2026 et 706 sites sur le réseau exploité par GRDF.
soit 16,1
TWh/an
Capacité de production équivalente à celle d'environ 3 réacteurs nucléaires, 4 millions de logements neufs se chauffant au gaz, ou encore 64 700 bus roulant au BioGNV.
41,6
g CO2 eq/kWh (base ADEME)
Un bilan carbone, analysé en cycle de vie, près de 6 fois inférieur au gaz naturel.
Plus de 3
millions de tonnes de CO2 évitées en 2025, l’équivalent de 1,6 million de vols A/R Paris-New York.*
Une filière en plein essor
- 2013 : raccordement du 1er site de méthanisation agricole en injection
- 2030 : un objectif de 44 TWh/an de biométhane inscrit dans la politique pluriannuelle de l’énergie
- 2050 : la France pourrait couvrir 100 % de sa demande en gaz grâce aux gaz verts
Une filière toujours plus durable
- 90 % du gisement de matière méthanisable est détenu par le monde agricole. La France fixe une limite de 15 % de cultures principales dédiées à la production énergétique dans la ration des méthaniseurs. En pratique, cette part est estimée autour de 5,5 % selon France AgriMer.
- La directive européenne RED sur les énergies renouvelables impose des critères stricts et contrôlés de réduction des gaz à effet de serre et d’origine des intrants.
Différents mécanismes de financement
Tarif d’achat soutenu par l’État instauré dès 2011 pour soutenir le développement de sites de méthanisation et réévalué en 2023 : assure au producteur un tarif de vente garanti pour 15 ans.
Deux mécanismes extra-budgétaires
Biogas purchase agreement (BPA) : contrat direct entre producteur et consommateur qui garantit un volume, un tarif et une durée, pour encourager les investissements.
Certificats de production de biogaz (CPB) : mécanisme entré en vigueur le 1er janvier 2026, imposent aux fournisseurs de gaz une obligation de production de biogaz, production dont la traçabilité est assurée grâce à des certificats.
Cogénération - injection : point de bascule
Un arrêté qui exempte de pénalités les producteurs qui arrêtent la cogénération au profit notamment de l’injection a été signé en septembre 2025. Avec un accompagnement adapté, la filière estime qu’elle pourrait atteindre 4 à 5 TWh de conversion.
Une transition maîtrisée et à coût acceptable
Le réseau gazier jouera un rôle indispensable dans la décarbonation. Pour soutenir la production croissante de gaz verts, le réseau existant nécessitera des investissements relativement faibles, compris entre 6 et 9,7 milliards d’euros, d’ici 2050.
Le gaz vert a toute sa place dans l'équation pour un mix énergétique équilibré, décarboné et socialement acceptable.
En tant que gestionnaire du réseau de distribution, GRDF accompagne les porteurs de projet dans leurs démarches en amont, réalise le raccordement, puis assure l’injection du biométhane dans le réseau de gaz (odorisation, contrôle de qualité, régulation de pression, comptage).
La fiche presse est disponible ici :
* calcul effectué sur la base de la différence entre les empreintes carbone du gaz naturel et du biométhane, multipliée par la capacité de production.