La gazéification hydrothermale, un procédé innovant pour réduire les déchets liquides difficilement valorisables
La gazéification hydrothermale est un procédé de traitement des déchets que les pays européens regardent avec attention.
La technologie permet de valoriser des déchets liquides et résidus humides en gaz renouvelable, en fertilisants et en eau. Elle réduit ainsi fortement la quantité des déchets ultimes et offre un potentiel très important pour valoriser notamment des boues de stations d’épuration ou les déchets liquides de l’industrie. Des atouts qui suscitent un intérêt grandissant pour les collectivités et les industriels
Aujourd’hui, différentes technologies et études sont en cours pour valoriser ce gaz dans les réseaux et bénéficier ainsi de la flexibilité du réseau de transport et de stockage.
Les premiers projets émergent par exemple en Suisse, en France ou Espagne. À Salamanque, en Espagne la collectivité s’est associée à l’entreprise CADE pour tester un démonstrateur à l’échelle industrielle. Focus sur ce projet :
Un peu de contexte sur la réglementation Européenne et la transposition dans le droit français au sujet de l’économie circulaire et la réduction des déchets
Dans le cadre du Pacte vert ou green deal lancé en 2019 par la Commission Européenne, les pays membres se sont engagés en faveur de la neutralité climatique d’ici à 2050. L’objectif est de réduire d’au moins 55% des gaz à effet de serre. Pour y parvenir, chaque pays a mis en place des réglementations afin d’inscrire les modes de consommation et de production dans une approche circulaire. C’est dans ce cadre que la France a mis en place la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Loi AGEC). Elle vise notamment à favoriser le réemploi, à éviter les plastiques jetables et à diviser par 2 le volume des déchets incinérés ou enfouis pour ne citer qu’eux
La valorisation des déchets en énergie est une des solutions pour atteindre ces objectifs. En fonction de la typologie de déchets, des solutions et des procédés peuvent être utilisés pour en réduire le volume et produire un gaz renouvelables ou bas carbone. Depuis des années, GRDF s’intéresse et mène des travaux de R&D sur la gazéification hydrothermale, notamment avec le CEA Liten afin de s’assurer que la qualité du gaz injecté dans le réseau est conforme aux spécifications. C’est un pas de plus, non seulement vers la mobilisation de ressources locales en faveur d’une économie circulaire mais également vers la souveraineté énergétique.